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Test grandeur nature à Beaumont pour un hébergement d’urgence en cas de froid extrême

Test grandeur nature à Beaumont pour un hébergement d’urgence en cas de froid extrême

Les bénévoles de la Croix-Rouge ont dressé douze tentes d’hébergement d’urgence dans le gymnase de l’Artière afin de tester le dispositif. Les élus des collectivités volontaires étaient présents.  - Photo fred marquetLes bénévoles de la Croix-Rouge ont dressé douze tentes d’hébergement d’urgence dans le gymnase de l’Artière afin de tester le dispositif. Les élus des collectivités volontaires étaient présents. – Photo fred marquet
La Croix-Rouge a testé, à Beaumont, son dispositif d’hébergement d’urgence. L’État peut faire appel à l’association dès que la température ressentie passe en dessous de – 18°.

 

Une température ressentie de – 18 ° à Clermont-Ferrand, est-ce possible ? « Oui, mais c’est rare » répond Jean-Marie Boussard à Météo France.

En corrélant températures et vitesses du vent, il a identifié quatre épisodes de ce type, d’une durée minimale de deux ou trois jours, entre 1949 et aujourd’hui. « Ils correspondent d’ailleurs à la mémoire collective, note-t-il : janvier 1985, hiver 62-63, février 1956 et février 1954 ».

1 Une nouveauté. Pour permettre de protéger une population plus exposée en cas de survenue d’un nouvel épisode, un niveau 3 (froid extrême) du plan hivernal a été créé l’an dernier. L’État est en train d’identifier des lieux d’accueil susceptibles de convenir. « Nous avons sollicité les collectivités locales » explique Bertrand Le Roy, directeur du service de la Cohésion sociale à la préfecture.
« Beaumont, Chamalières, Durtol, Aubière et le Conseil général, avec un gymnase de collège, ont répondu favorablement » en proposant des salles équipées de sanitaires (*).

2 L’alerte. Avec des prévisions météo à J – 2 ou 3, c’est la préfecture qui déclenche le niveau 3. Et mandate la Croix-Rouge pour monter la structure dans un ou plusieurs lieux adaptés et déjà identifiés. Pour être efficace le jour J, la Croix-Rouge vient de tester, à Beaumont, le montage d’un centre d’hébergement d’urgence.

3 Le repérage. Lorsque le niveau 3 est déclenché, « nous envoyons un élément léger d’évaluation et de commandement » décrit José Reis, directeur départemental de la Croix-Rouge pour l’urgence et le secourisme. Concrètement, deux personnes partent repérer les lieux et coordonner le dispositif.

4 La mise en place. La Croix-Rouge achemine le matériel : des petits lots sanitaires (brosses à dent, savons…), des sacs de couchages, des lits picots, des tentes… Tout peut être « monté » en deux ou trois heures selon le nombre de bénévoles mobilisables à ce moment-là.

7.500 € pour 50 placesLa salle est partagée en deux : une partie jour pour prendre les repas, se détendre. Un coin enfant est même prévu. Et une partie nuit, l’espace le plus grand. Là, des petites tentes de trois mètres sur trois, pouvant accueillir quatre lits chacune, sont alignées. « Elles sont séparées par de couloirs de circulation de deux mètres pour préserver l’intimité » précise Yves Gabrion, président de la délégation locale de la Croix Rouge.

5 Combien ça coûte ? 7.500 € pour 50 places, entièrement pris en charge par l’État. Auxquels il faut ajouter la mise à disposition de la salle par la collectivité. Et la nourriture, qu’il faudra acheminer par le biais d’autres associations. « Nous servirons de relais » précisent les bénévoles de la Croix-Rouge.

6 Pour qui ? Avec ses 280 places dans le Puy-de-Dôme, le plan hivernal « est adapté. Toutes les demandes d’hébergement sont satisfaites » précise Bertrand Le Roy. « Nous savons cependant que beaucoup de personnes refusent de faire appel à l’hébergement d’urgence » pointe François Saint-André, le maire de Beaumont. « Certaines préfèrent rester dans des squats plus ou moins tolérés. Les conditions de vie y sont déplorables. Pas d’eau, ni d’électricité. Par froid extrême, c’est invivable ». Pour le maire de Beaumont, « ce sont ces invisibles là que nous pouvons avoir à accueillir ».

7 Les inquiétudes. « Que faire lorsqu’il y a des chiens ? » questionne-t-il. « Nous essayons de diriger les personnes avec des animaux plutôt vers l’installation de bâtiments modulaires de la rue des Chandiots à Clermont-Ferrand » répond le directeur de la cohésion sociale.

8 L’acheminement. Le choix des gymnases tient compte des dessertes de bus. Le 115 se chargera d’orienter les gens.

(*) Des représentants de ces collectivités étaient présents lors de la visite de la structure montée à Beaumont.

425.000€

L’État finance le plan hivernal en place depuis le 1er novembre jusqu’en mars.

280 places

À Clermont : 27 rue des Chandiots, 8 à 10 places impasse des Rouges-Gorges, 13 logements HLM (50 places) et des chambres d’hôtel, 100 nuitées d’hôtel sont actuellement utilisées par l’État.

120 bénévoles

C’est le nombre de personnes mobilisables par la Croix Rouge sur le département.

3 niveaux

Niveau 1 à partir de -5° ou épisode neigeux. Niveau 2 entre – 10° et – 18°. Niveau 3 : – 18°.

Cécile Bergougnoux
cecile.bergougnoux@centrefrance.com


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Clermont-Ferrand, capitale française du secourisme avec Adriana

Clermont-Ferrand, capitale française du secourisme avec Adriana

Depuis ce matin, place de Jaude à Clermon-Ferrand, les tentes sont dressées et les yeux sont rivés vers l’ambassadrice de charme de la Croix-rouge française : Adriana… en vidéo !
Dix ans après, l’amour est intact entre « la vieille dame », le jadis qualificatif de la Croix-rouge, et Adriana Karembeu: à la plastique toujours superbe, le mannequin se prête encore volontiers à l’exposition médiatique comme depuis ce matin place de Jaude pour mettre en valeur ses charmes… de secouriste.Dans le train ce soirFormatrice depuis huit ans, Adriana Karembeu donne en plus toute cette journée des cours de sauvetage de vie sur la place de Jaude à Clermont-Ferrand, capitale 2011 de la Croix-rouge française après Lyon l’an passé.La vidéo est à venir mais d’ores et déjà, Adriana nous a fait une confidence : elle sera dans le train pour Paris en fin de journée et offrira volontiers des cours particuliers aux passagers du Clermont-Paris… Avis aux intéressé(e)s.

Etienne Vuillaume

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Clermont-Ferrand, capitale française du secourisme

Clermont-Ferrand, capitale française du secourisme en 2011

Si la Croix-Rouge donne aujourd’hui rendez-vous au public dans une centaine de villes en France, Clermont-Ferrand a été décrétée ville de lancement. D’où la présence de l’ambassadrice Adriana Karembeu place de Jaude.
Vous êtes marraine de la Croix-Rouge depuis onze ans. Quel bilan personnel et associatif tirez-vous de cette expérience ?J’ai commencé en prêtant mon image de mannequin. Aujourd’hui les gens que je rencontre me parlent plus souvent de la Croix-Rouge que de mes photos. C’est une bilan vraiment positif. Ce sont 11 années pendant lesquelles j’ai rencontré beaucoup de souffrance et solitude dans les yeux des personnes que la Croix-Rouge accompagne. La souffrance est toujours présente et la rencontre avec la souffrance est quelque chose à laquelle on ne s’habitue jamais, mais ces personnes que j’ai rencontrées sont aussi des personnes formidables et courageuses tout comme les bénévoles qui sont là chaque jour pour les aider à se relever.La Journée mondiale des premiers secours s’ouvre ce samedi à Clermont-Ferrand. Qu’attendez-vous de cet événement ?La Croix-Rouge française est très connue pour l’initiation et la formation aux gestes qui sauvent et aujourd’hui nous voulons vraiment sensibiliser le public à la prévention. Pour cela nous associons aux formations aux gestes qui sauvent, des modules intégrant la prévention et la préparation aux catastrophes avec un slogan très simple : « Préparez-vous à être prêts ». Il faut savoir que toutes les 10 minutes en France, une personne meurt d’un accident cardiaque, qu’une famille sur deux est touchée chaque année par un accident domestique, que dans le monde, une personne sur deux risque d’être affectée au moins une fois dans sa vie par une catastrophe naturelle. Lorsqu’il se passe un événement traumatisant, nous pouvons tous être une victime. Mais nous sommes aussi les premiers à pouvoir intervenir en attendant l’arrivée des secours. Il faut que nous ayons les clés pour réagir le plus efficacement possible.Votre image est désormais largement associée à celle de la Croix-Rouge, laquelle semble en bénéficier en terme d’exposition médiatique. À l’origine, comment vous êtes-vous décidée à vous engager dans cette aventure ?Lorsque j’ai commencé à collaborer avec la Croix-Rouge, je prêtais surtout mon image. Mais très vite j’ai voulu me rendre utile. J’ai pu le faire au travers de la campagne de publicité autour de la quête nationale et puis en participant chaque année à la Journée mondiale des premiers secours.Aujourd’hui, je vais très régulièrement sur le terrain en France ou à l’étranger, pour rencontrer les personnes que l’association accompagne mais aussi les bénévoles qui donnent beaucoup de temps et d’énergie et que j’admire énormément.

Je participe à beaucoup d’actions sociales différentes. Je visite des foyers, des orphelinats, des délégations de la Croix-Rouge. Je soutiens aussi les actions internationales. Les médias ne sont pas toujours là mais je me rends le plus utile possible pour faire parler d’actions que l’on connaît moins bien. Même si parfois je me sens impuissante je le fais avec beaucoup d’amour et chaque fois j’apprends énormément.

Aujourd’hui, quels sont les efforts sur lesquels doit se concentrer la Croix-Rouge pour progresser auprès du grand public ?

Je ne crois pas que l’on peut ou doit parler de progression mais de société qui évolue. La précarité est de plus en plus importante, les catastrophes de plus en plus nombreuses, le rôle des associations et donc de la Croix-Rouge est de plus en plus nécessaire. Elle ne peut continuer ses actions sans les dons du public, sans l’engagement civique des citoyens et sans le dévouement de ses bénévoles.

 

Lucas Le Postec

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